Pitzaler Eis Express

4 descentes des face nord du Wildspitz, du Brochkogel, du Peternspitz et du Taschach. 

  

Adelin me parlait depuis janvier de cet enchaînement que certains alpinistes font à la montée mais apparement une première à la descente en skis. L’idée est de tenter le coup de poker mi Avril pour bénéficier d’une descente à ski jusqu’à la voiture mais pas évident sur des faces nord entièrement glaciaires. Après une nuit dans la fourgonnette on prend le métro des neiges de Pitzal. 

  
La météo nous promettait du vent, elle à tenu ses promesses mais elle omit la visibilité nulle. A peine perturber de ces conditions artic nous remontons la face nord du Wildspitz, c’est glace avec fine pellicule de croûte dessus, je sens le virage freeride!

  
La descente est un régal de concentration sur une pente cette courte mais raide avec une neige très très dur au mieu ou une vieille glace mordant un peu, le tout avec bourrasques de vent et neige à souhait. Traversée puis remontée par l’arête ouest au sommet du Brochkogel, un morceau de dalle me donne du fil à retordre.

  
 Arrivé au sommet on voit quelques traces de skis qui partent en direction de notre projet, on contourne le gros bombé glaciaire sommital. Je doute qu’on morde grand chose sur cette langue de neige, vieille glace mais Adelin y croit et se lance pour 20m de ski glace neige piolet à la main.

   
 Ca passe, après cette courte partie de grosses sueures on arrive à faire nos virage mais le terrain reste bien raide et la glace bien présente.

   
 
Arrivé en bas on continue direction la Peternspitz. Petite traversée en peaux rapide et nous voilà au sommet. On voit de la glace noir dans la face, l’arête est en neige et nous permettrai d’enchaîner plus vite avec la dernière face mais on veut nos 4 faces nord. Je m’engage dans la face, le haut est en vieille glace soupoudrée de 4cm de poudreuse, les carres morde, Adelin me rejoins au tiers de la face.

  

   
Je pars devant, la glace noir affleure sur une traversée et deux virage, sport. 

    
Dernière petite remontée puis on descend les 600m du Taschah, le haut est dans la lignée des conditions précédentes.

   
  Mais le bas nous offre du grand ski!

La descente passe à ski jusqu’à la voiture moyennant un peu de skating sur neige molle. Une superbe sortie dans un coin magnifique avec un top Adelin.

Clariden face nord 5.1 E3 950m 1 rappel

Le Clariden n’était pas le plan initial de dimanche mais de peur de prendre un nouveau but pour vent tempêtueu ou manque de neige je décide de jouer la prudence. Départ depuis Unerboden, dans le canton voisin d’Uri, pour le Klausenpass qui est encore fermé et le Clariden. La voie normale est un long chemin tranquile avec vue sur le lac des 4 cantons. C’est beaux. Je passe nombreuses colonnes suréquipées de matériel derniers cri qui malgrés un matériel sur performant font du sur place. C’est un peu tous le marché suisse du Outdoor résumé dans cette montée, le pouvoir d’achat ne donne pas la forme et la technique. Arrivé au sommet je rencontre deux randonneurs qui me questionnent sur mes projets. Je leur fait part de ma volonté de faire un tour dans la face N, les voyant intéressé je leur propose de se joindre à moi. L’équipe multi culturelle mais monolingue est formée.

   

Les 3/4 de la face sont en très bonne condition mais je me méfie des petites plaques de surface qui peuvent déséquilibrer un skieur. Je trace, les loulous suivent le sourir aux lèvres.
    
    

Arrivé à la croix il faut déchausser, la traversée est juste soupoudrée de neige inconsistante. Mes champions m’avouent ne pas avoir de piolet, on va donc laisser une main courant pour rejoindre la rampe inférieur, nettement plus alléchante. 
  

Une jolie sortie sans vent et nuages dans un coin que je ne connais pas si bien. L’Inde me manque encore. Je repense à Huzefa qui dans son paradis himalayen ne rêve que de venir à Chamonix, et moi qui éprouve tout le contraire. 

Ski en Himchal Pradesh

Récit de notre voyage improvisé dans le nord indien.  
12 mars, la neige descend jusqu’à mon petit village de Näfels. Qu’importe, mes skis sont affûtés pour un voyage de deux semaines dans les contres forts de l’Himalaya indien. Après avoir expérimenté plusieurs approches de la chaîne faitière j’ose l’improvisation. Partant du principe que la météo et les conditions d’enneigement ne jouent que rarement pour soi, l’idée est de trouver un massif compact offrant tous types de terrains. Après consultation de mon ami indien Apoorva, une région du nord de l’Inde retient toute notre attention. Situé dans le district du Kulu, Manali est plus connue pour les séjours mystiques prolongés des Beatles et ses hippies fumeurs de joints que pour ses sommets. Pourtant la région recel un potentiel montagnard incroyable dans un périmètre raisonnable à qui accepte de faire un moindre effort pour accéder au paradis du skieur. Très rapidement je fais part de mon idée à mon larron de descentes raide. Adelin est un type entier, adorable qui plus est un très fort skieur. Très rapidement nous montons notre petit projets de bric et de broc. Nos employeurs respectifs, Bächli Bergsport et le groupe Oberalp, impliqués dans le secteur de la montagne, nous aide à financer et équiper une partie du projet.  

Notre première frayeur se produit en amont de notre départ. Le visa d’Adelin ne lui sera délivré que deux jours avant notre départ, après plus d’un mois d’attente et des interventions répétées de mes connaissances indiennes. Qu’importe, notre équipe tout terrain se retrouve le 13 Mars à Dehli. 

  
Nous sommes accueilli comme de vieux amis par Apoorva et toute l’équipe de la revue The Outdoor Journal qui nous à permit d’organiser toute la partie logistique du voyage. Dès le lendemain notre entreprise montagnarde prend la route du nord. Adelin, qui surpasse les standards d’assise locaux, contorsionne son mètre nonante pour trouver un improbable confort durant les quelques vingt heures de bus nous menant à Manali. De fortes précipitations de neige nous sont promise pour les cinq premier jours de notre séjour en Himachal Pradesch. Qu’à cela ne tienne, grâce à notre ami guide de Vasicht, Pintu, nous profitons du déluge pour prendre nos quartier à Sethan. 

  
  
Sethan est un village concentrique autour de son épicerie à 3000m d’altitude. Il est le point de départ de belles randonnées dans des forêts de boulots jusqu’à 4500m, parfait pour l’apocalypse annoncée pour du début de notre séjour himalayen. Notre vie, dépouillée de toute connexion au monde virtuel devient une douce plaisance, cotonneuse de circonstance. Notre journée est une trace dans la neige fraîche, notre soirée grandes discussions autours du poil. Chaque matin nous nous enquérons de l’avenir météorologique de notre aventure à la petite épicerie. A défaut d’offrir prétentieuses victuailles à son visiteur, elle charme par sa convivialité et l’unique télévision du village qui diffuse en boucle le dernier Bollywood à succès. Une petite semaine se passe ainsi, puis Shiva ayant intervenu en notre faveur, le voil blanc se lève. La préparation des sacs est minutieuse, les grammes se comptent, nous ne voulons laisser au hasard les précieuses quatres dernières journées ensoleillée qui nous sont offerte. Notre journée d’approche est dévouée au portage de notre charge jusqu’au pied des faces. Cette opération en apparence bénigne nous exténue. Depuis le début de notre marche un chien nous a rejoint. Placé en queue de peloton, il suit adelin à la trace pour profiter au mieux des efforts que mon doux géant produit à tasser la neige sous ses nonante kilos. Notre caravane établit ces premiers quartiers à 4000m, en amont des sources de la rivière Beas. La Beas Kund est une place sacrée pour les hindouistes, Sage Vyas, un des 28 avatars du dieu Vishnu y aurait séjourné. Le lieu est magnifique , hospitalier, quelque boulots se sont implanté en contre bas, ils peinent à offrir une ombre qui nous serait bienvenue. 

  
Les choses de la vie en altitude se fond naturellement, notre vieux couple n’a besoin de parler pour remplir les tâches quotidiennes. 

  
La seconde journée est dédiée à remonter les pentes du Kulu Peak, exercice de conversions sous un soleil de plomb, la descente nous offre tout de même quelque mille cinq cent mètre de ski paradisiaque dans un paysage digne des grands numéros du National Geographic. Le lendemain nous déplaçons notre camp pour être au plus près de deux magnifiques couloirs repéré la veille. 

   
    
 Jamais extrême mais long de huit cent mètres, le premier couloir nous offre de belles conditions de neige. Une plaque a vent nous barre l’accès au sommet mais qu’importe, notre bonheur est bien là. Mustafa, notre chien, à remonté l’entier du couloir avec nous. Il scelle par son nom une improbable une amitié encore fragile entre musulmans et hindouistes. La descente est magnifique, pressé par une neige changeante je ne résiste à sortir maintes fois mon appareil photo. La nuit venue le ciel se pare de de lumières scintillante. Notre compagnon à quatre pattes, pleine lune venue se rappel à lui son instinct sauvage et se mets à hululer de toutes ses cordes vocales, Adelin protestera vivement. Imaginé à grands renforts de gros plans photographiques, notre ligne fantôme va tenir toutes ses promesse. A aucuns moments de notre progression dans les entrailles de la montagne nous parvenons à la certitude d’une ligne continue. 

  
Tortueuse, mystérieuse, la trouvaille est belle et clôture de bien belle manière notre court séjour dans les montagnes de l’Himchal Pradesh. 

   
 Nous quittons cette belle vallée de Manali et nos amis indiens qui durant l’entier de notre séjours nous on offert leur aide et le partage de moment de joie. Une dernière petite montée d’adrénaline et d’incertitude pour monter dans le bon bus puis grâce à notre chauffeur de toute première classe et son ange gardien nous arrivons à Dehli au petit matin, après seulement douzes heures de bus. Cette dernière journée nous permet de découvrir le grouillant Old Dehli. Nos corps se laisse porter par la foule au grès de ses impulsions. Ainsi nous écoutons un chanteur improvisé qui désire épouser Adelin afin d’obtenir un visa pour l’Angleterre, « ils sont fou Séb! ». J’aime cette folie, cette vie, ces odeurs et cette extravagance. Tout est permis, l’excès est de rigueur. La dernière soirée est mêlée de joie et de mélancolie. Je profite des derniers rire de Nandini, du sourire de Pallavi et des grandes discussions sur l’Inde avec Alok. Demain je vais vous quitter le cœur serrer de laisser derrière moi des amis qui m’ont accueilli à bras ouvert et un pays que j’aime.

Nous tenons à remercier tous ceux qui nous ont aidé à réaliser notre projet:

Bächli Bergsport, The Outdoor Journal, Elan skis, Dynafit, Silva, Salewa, Natalie Scherrer, Moreno Zmack, Apoorva Prasad, Nandini et Alok Prasad, Pintu, Yogesh, Yuzefa, Pallavi Prasad, Jean Pierre Crippa.

Piz Sardona couloir N direct. 1100m 5.3 E3

  
  
Pour carnaval la wunderteam avait décidé d’aller skier. Le but etait de traverser à skier la frontière entre Grison et Glarus. L’équipe était composée d’Adelin venu spécialement de Munich et Michal.

Petit voyage en train, bus puis télécabine avant d’attaquer 1000m de peaux. 

    
 
Je me repéres par rapport à ma sortie précédente. L’entrée du couloir est magnifique.

   
 
Tout se skie parfaitement.

     
   
Puis vient une succésion de traversée quelque peu caillouteuses, on teste l’adhérence de nos spatules sur le rocher local.

   
   
  
Puis sur les deux tiers inférieur tout se bien.

   
   

   
Le bas du couloir a donné quelques sueurs froide à notre Adelin national dans un style ski herbe. Michal et moi avons remonte 10m de couloir poudreuse sur herbe.

  
  
Une ligne vraiment jolie que je suis très content d’avoir skier avec mes deux champions. Une autre ligne skiee par des locaux par plus sur la gauche et n’atteint pas le sommet ( http://mob.gipfelbuch.ch/gipfelbuch/detail/id/54245 ) mais un col à entre le Grossi et Schli Schiben. Les 100 premiers mètres sommitale empruntent un itinéraire T6 du nordliches Kamin via Geissegg.

Puis il y a eu carnaval à la maison. Et puis ce fut de la folie douce.

  
Un grand merci à Adelin et Michal pour cette superbe journée en montagne partagée! Ce fut top.

Piz Sardona. Traversée Grison/Glarus

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L’idée de cette balade est de traverser le Piz Sardona pour relier les Grisons à mon canton d’adoption le Glaris. Départ donc depuis Flims, jolie station des Grisons actuellement gâtée par le soleil mais peu par la neige. Après une remontée de piste j’accède enfin au paradis de la solitude dans ces grands espaces blancs. Je découvre le site géologique des aiguilles de Sordona Unesco Sardon que je ne connaissait que de nom.

  
Puis je remonte la longue Segnas Sura jusqu’au glacier de Segnas, le paysage est grandiose et le temps idéal.

  
Une centaine de mètres avant la crête un glacier légèrement tourmenté m’oblige à sortir le piolet et les crampons, je remonte la pente en pensant me faire le plus léger possible tel un éléphant pensant ressembler à une ballerine.

  
  
Depuis la crête sommitale le paysage est magnifique. Je peux comtempler la vallée de Nafels, le Wiggis, les Churfirsten, le Santis, tant de sommet qui me rappellent de bon souvenirs.

  
  
Cette sortie se voulais plus un repérage qu’une grosse descente, car en dessous de 1800m le manque de neige se fait sentir. Je décide quand même de tenter un petit bout de couloir étroit menant à la grande face. Je comprends vite le haut pour la partie basse « on verra bien ».

   

   
 
Je rejoins la partie plus large.

  
Puis le couloir emprunté un torrent dans lequel j’espère ne pas tomber pour éviter le bain glacial avec un plan sauvetage version sauvée Pingu!

  
  
  
La suite se finira de nuit à la lueure de mon téléphone portable puis sous une pluie d’étoiles pour m’éclairer. Une excellente journée à la découverte de mon nouveau chez moi. Et le tout grâce à mon nouveau porte bonheur fait par mon adorée, l’ongle vert. A la plage ca fera fureur cet été.

   

Eiger ultra trail (101km 6600mD+)

L’Eiger trail est une des plus belle course et étape du world Disney land trail tour, l’Eiger trail et ses 101km me tentaient enormement depuis l’été passé. Donc feu pour cette année, se sera la seule fois ou je prends un dossard. Apres les Churfirsten je pense etre capable de ne passer que 12h à 12h30 sur le parcours.

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J’ai la grande chance que ma Nati vienne me ravitailler durant le parcours. Je sais que sur le plan psychilogique c’est tres important et ca me met une patate d’enfer.

  
Depart donné à 4h30, apres quelques 1700m de D+ et une jolie cicatrice sur le tibiat j’arrive avec 5min de retard sur le premier.

  
  

   

   
Nati me ravitaille et je prends un comprimé de magnesium car j’ai un petit debut de crampe.

  
20min plus tard grosse envie de wc soudaine et nausée, je ne m’alimente plus mais arrive à boire, je Passe donc du mode course à celui rando. Je ne peux pas tenir ce rythme avec cette diarhee! Arrivé a mi course Nati me ravitaille Et me remonte enormement le moral, ca fait beaucoup.

La montée sur puis traversee sur Wengen se passe bien, l’effet « gravite du caca » etant moins pesant en montee qu’en descente! En plus je suis sauvé: j’ai emporté du papier WC.

Le mur de Mannlichen se passe pas mal .

  
Puis une traversee bien roulante nous amene sous un soleil de plomb à la Kleine Scheidegg. Nati m’a preparé avec amour un ravitaillement de follie avec de la pasteque, du maspin et un sourir à me botter les fesses comme Jamais pour finir cette course.

Je casse un baton en montant sous la face Ouest de l’eiger, la montee eat donc un peu plus dure. Puis on bascule sous la face Nord de l’Eiger qu’on longe par un Superbe santier.

  
Je prends bien le temps de regarder la face nord Et la Lauper que j’aimerai skier. Petite discussion au sujet de la Lauper avec un local sur le Chemin puis j’attaque l’interminable derniere bosse.

  
Arrivé au sommet une Joyeuse equipe d’enfants tient le dernier ravitaillement. C’est joyeux et bon enfant. J’arrive finalement en 15h11 à 3h du vainqueur à Grindelwald dans les bras de la fille que j’aime.

  
Je vais tres vite oublier la contre performance sportive, je vais juste l’analyser pour pas refaire pareil. Je garde dans mon coeur le soutien de Nati qui m’a permit de finir cette balade, qui m’a supporter dans cette aventure Et sans qui j’aurai tres certainement jamais fini. Merci mon coeur.

  
 

Les Churfirsten 

Il y a un de cela, au detours d’une conversation, Lucia, la maman de ma Natalie adorée me parle des 7 peaks. Un de leur voisin aurait enchainer une randonnée sur les 7 sommets des Churfirsten. Le défi fait tilt, enchainer dans la journée les 7 sommets depuis Wallenstadt Et Wallensee. Cela represente 5600m D+ pareil en D- pour 58km! Un truc peu roulant mais super beau! 

  
  
Apres une tentative qui tourne a une traversée sous les sommet au sud, je me lance dans cette grande balade le 1er juillet. Les premiers 1900m D+ jusqu’au Chäserrugg sont plutot roulant et je peux remplir mes 2 flasques de 500ml à l’arrivée du télépherique, je passe vite fait par le Hinderrugg puis redescent 700m plus bas pour commencer mon enchainement de montées/descentes sur les sommets suivant. Le Schibenstoll se fait tres vite puis je dois faire une petite pause sous le sommet du Zuestall pour laisser passer un orage. Je continue sur le Brisi puis sur le mega raide Frümsel. Je dois prendre le risque de remplir mes flasques aux fontaines mais je n’ai pas trop le choix, tant qu’il n’y a pas de vaches au dessus ca ira! Le dernier de la serie est plus roulant Selun. A chaque montée j’apprecie d’avoir enmene mes batons, les montées sont cassantes tant a la montée qu’a la descente, c’est dur. Pour pimenter le tout les orages se succedent, mettre la jacket, l’enlever….

Arrivé a Trit je decide de faire le 8eme, le Leistchamm puis je redescends sur le Wallensse à Weesen 10h 08 après… bien fatigué mais monstre heureux!!!

  
Bien cassé mais heureux je retourne auprès de mon adorée à Zurich avec Un fabuleux souvenir en tete.