Breithorn nordwand Triftjigrät 1000m

  
Nous partions depuis Näfels plein d’espoir, ce début d’été aux airs de mousson nous permettait les rêves les plus fou. Départ de Näfels avec Adelin pour traverser la suisse en voiture. Nous croisons toutes les montées à l’alpage de la saison. Arrivé à Zermatt, petit encas, découverte du village pour Adelin et montée en télécabine direction. Le petit Cervin. Nous passons la fin d’après midi et la nuit au « refuge » grand luxe du petit Cervin. Les objets intriguant sud refuge nous offre une sympathique récréation. La météo du soir nous laisse entrevoir une belle journée le lendemain, cela va s’avérer un peu plus délicat. Au réveil la visibilité extérieur ne dépasse pas un mettre. Bien que se dissipant quelque peu la couche nuageuse reste présenté et menaçante. Nous optons pour skier la face Nord du Breithorn qui est beaucoup plus facile et rapide d’accès que notre projet original. 

   
 
Le départ de la face nord est toujours aussi impressionnant car n’offrant pas de visibilité sur le réstant de la face.

  
 La partie haute offre un traversée sur glace intéressante.

  
 La suite du couloir n’a pas encore dégèle et nous impose une certaine attention.

  
La fin de la voie alterne grandes courbe et petits ressauts.

  

Bien que ne suivant pas nos plans initiaux, le plaisir d’être en montagne et sur les skis était grand. 

Piz Spinas nordwand 700m 5.3 E3

  
Samstag 23 april, my back hurts for 3 days, but optimist I bring my skis to my girl friend flat with the idea to ski the next day some super route. All the night long I cant sleep, the pain in my back keep me awake. At morning I cant feel my right feet. Natalie, in last year medicine tell me it could be a discal hernia, at hospital her diagnose is write. Then two weeks sitting and lying pass with cortisone, opiodes and painkiller. Physiotherapie makes me move a bit, then with the idea to go back faster on the skis I decide to try to go back to work at 50%. Some skiers make great descente, the conditions are just unbelivable, me I try to walk. It comes better each days, Natalie help me a lot, Adelin is making descente projects, it psychocologicly help me.

  
On the fourth week I decide to try, even I can great walking, to make a cortisone infiltration. The pain is huge the first two days but then comes better. So here I am the friday 28 mai with Adelin in Diavolezza ( South Switzerland / grison) at 2000m for a night in the car to be ready for the first lift at 8:30am on saturday and to avoid crazy hôtel cost and offer us so much possibilities of freedom and beautifull place to sleep. Our project is to ski the Piz Spinas (3898m) nordwand, the last peak of the Piz Palü mountain!

  
On saturday morning we take the cable car, it make us winning 900m , we skin up the last 1000m on the normal way, then cross the ridge to get to our drop point to the nordwand. All my médicament I use to take the last month, and the sport I cant made during last month make me not fit, Adelin help me to carry my stuff, and wait for me. So one month after the diagnos of my hernia here I stand, I reborn!

  
  
The first turns comes naturally, the feeling is so great to be on the skis again with my mate Adelin. The first 40m are quit steep, we see some fresh tracs, two guys skied it the day before, we missed the first descent but we strated it from the top, there tracks start below. After the long and beautifull upper slope we initially wanted to find a route more on the right but the snow becoming really warm, with high risico of avalanche we decide to continue straight down.

  
 Some beautifull but scary moments exposed under the seracs with some interestings sounds. We keep going, enjoying the moment with always one of is with an eye on the seracs. The descent is steep but easy, we dont step in at any moment, just curve. Down, we just super happy, even we should still a bit skin up 300m to reach back Diavolezza and finally our car. That descent made us discover a bit more a region I love, the Grison, in South Switzerland. This Adventure would be possible with Nati for all jus love, my colleague and friends for the great positif support and Adelin to carry all, wait and support the handicap skier I am still.

The descent make 700m, no abseil, around 50deg steep, steeper on the first 40m. http://www.skialper.it/mobile/articolo.php?ida=7568

Pitzaler Eis Express

4 descentes des face nord du Wildspitz, du Brochkogel, du Peternspitz et du Taschach. 

  

Adelin me parlait depuis janvier de cet enchaînement que certains alpinistes font à la montée mais apparement une première à la descente en skis. L’idée est de tenter le coup de poker mi Avril pour bénéficier d’une descente à ski jusqu’à la voiture mais pas évident sur des faces nord entièrement glaciaires. Après une nuit dans la fourgonnette on prend le métro des neiges de Pitzal. 

  
La météo nous promettait du vent, elle à tenu ses promesses mais elle omit la visibilité nulle. A peine perturber de ces conditions artic nous remontons la face nord du Wildspitz, c’est glace avec fine pellicule de croûte dessus, je sens le virage freeride!

  
La descente est un régal de concentration sur une pente cette courte mais raide avec une neige très très dur au mieu ou une vieille glace mordant un peu, le tout avec bourrasques de vent et neige à souhait. Traversée puis remontée par l’arête ouest au sommet du Brochkogel, un morceau de dalle me donne du fil à retordre.

  
 Arrivé au sommet on voit quelques traces de skis qui partent en direction de notre projet, on contourne le gros bombé glaciaire sommital. Je doute qu’on morde grand chose sur cette langue de neige, vieille glace mais Adelin y croit et se lance pour 20m de ski glace neige piolet à la main.

   
 Ca passe, après cette courte partie de grosses sueures on arrive à faire nos virage mais le terrain reste bien raide et la glace bien présente.

   
 
Arrivé en bas on continue direction la Peternspitz. Petite traversée en peaux rapide et nous voilà au sommet. On voit de la glace noir dans la face, l’arête est en neige et nous permettrai d’enchaîner plus vite avec la dernière face mais on veut nos 4 faces nord. Je m’engage dans la face, le haut est en vieille glace soupoudrée de 4cm de poudreuse, les carres morde, Adelin me rejoins au tiers de la face.

  

   
Je pars devant, la glace noir affleure sur une traversée et deux virage, sport. 

    
Dernière petite remontée puis on descend les 600m du Taschah, le haut est dans la lignée des conditions précédentes.

   
  Mais le bas nous offre du grand ski!

La descente passe à ski jusqu’à la voiture moyennant un peu de skating sur neige molle. Une superbe sortie dans un coin magnifique avec un top Adelin.

Clariden face nord 5.1 E3 950m 1 rappel

Le Clariden n’était pas le plan initial de dimanche mais de peur de prendre un nouveau but pour vent tempêtueu ou manque de neige je décide de jouer la prudence. Départ depuis Unerboden, dans le canton voisin d’Uri, pour le Klausenpass qui est encore fermé et le Clariden. La voie normale est un long chemin tranquile avec vue sur le lac des 4 cantons. C’est beaux. Je passe nombreuses colonnes suréquipées de matériel derniers cri qui malgrés un matériel sur performant font du sur place. C’est un peu tous le marché suisse du Outdoor résumé dans cette montée, le pouvoir d’achat ne donne pas la forme et la technique. Arrivé au sommet je rencontre deux randonneurs qui me questionnent sur mes projets. Je leur fait part de ma volonté de faire un tour dans la face N, les voyant intéressé je leur propose de se joindre à moi. L’équipe multi culturelle mais monolingue est formée.

   

Les 3/4 de la face sont en très bonne condition mais je me méfie des petites plaques de surface qui peuvent déséquilibrer un skieur. Je trace, les loulous suivent le sourir aux lèvres.
    
    

Arrivé à la croix il faut déchausser, la traversée est juste soupoudrée de neige inconsistante. Mes champions m’avouent ne pas avoir de piolet, on va donc laisser une main courant pour rejoindre la rampe inférieur, nettement plus alléchante. 
  

Une jolie sortie sans vent et nuages dans un coin que je ne connais pas si bien. L’Inde me manque encore. Je repense à Huzefa qui dans son paradis himalayen ne rêve que de venir à Chamonix, et moi qui éprouve tout le contraire. 

Ski en Himchal Pradesh

Récit de notre voyage improvisé dans le nord indien.  
12 mars, la neige descend jusqu’à mon petit village de Näfels. Qu’importe, mes skis sont affûtés pour un voyage de deux semaines dans les contres forts de l’Himalaya indien. Après avoir expérimenté plusieurs approches de la chaîne faitière j’ose l’improvisation. Partant du principe que la météo et les conditions d’enneigement ne jouent que rarement pour soi, l’idée est de trouver un massif compact offrant tous types de terrains. Après consultation de mon ami indien Apoorva, une région du nord de l’Inde retient toute notre attention. Situé dans le district du Kulu, Manali est plus connue pour les séjours mystiques prolongés des Beatles et ses hippies fumeurs de joints que pour ses sommets. Pourtant la région recel un potentiel montagnard incroyable dans un périmètre raisonnable à qui accepte de faire un moindre effort pour accéder au paradis du skieur. Très rapidement je fais part de mon idée à mon larron de descentes raide. Adelin est un type entier, adorable qui plus est un très fort skieur. Très rapidement nous montons notre petit projets de bric et de broc. Nos employeurs respectifs, Bächli Bergsport et le groupe Oberalp, impliqués dans le secteur de la montagne, nous aide à financer et équiper une partie du projet.  

Notre première frayeur se produit en amont de notre départ. Le visa d’Adelin ne lui sera délivré que deux jours avant notre départ, après plus d’un mois d’attente et des interventions répétées de mes connaissances indiennes. Qu’importe, notre équipe tout terrain se retrouve le 13 Mars à Dehli. 

  
Nous sommes accueilli comme de vieux amis par Apoorva et toute l’équipe de la revue The Outdoor Journal qui nous à permit d’organiser toute la partie logistique du voyage. Dès le lendemain notre entreprise montagnarde prend la route du nord. Adelin, qui surpasse les standards d’assise locaux, contorsionne son mètre nonante pour trouver un improbable confort durant les quelques vingt heures de bus nous menant à Manali. De fortes précipitations de neige nous sont promise pour les cinq premier jours de notre séjour en Himachal Pradesch. Qu’à cela ne tienne, grâce à notre ami guide de Vasicht, Pintu, nous profitons du déluge pour prendre nos quartier à Sethan. 

  
  
Sethan est un village concentrique autour de son épicerie à 3000m d’altitude. Il est le point de départ de belles randonnées dans des forêts de boulots jusqu’à 4500m, parfait pour l’apocalypse annoncée pour du début de notre séjour himalayen. Notre vie, dépouillée de toute connexion au monde virtuel devient une douce plaisance, cotonneuse de circonstance. Notre journée est une trace dans la neige fraîche, notre soirée grandes discussions autours du poil. Chaque matin nous nous enquérons de l’avenir météorologique de notre aventure à la petite épicerie. A défaut d’offrir prétentieuses victuailles à son visiteur, elle charme par sa convivialité et l’unique télévision du village qui diffuse en boucle le dernier Bollywood à succès. Une petite semaine se passe ainsi, puis Shiva ayant intervenu en notre faveur, le voil blanc se lève. La préparation des sacs est minutieuse, les grammes se comptent, nous ne voulons laisser au hasard les précieuses quatres dernières journées ensoleillée qui nous sont offerte. Notre journée d’approche est dévouée au portage de notre charge jusqu’au pied des faces. Cette opération en apparence bénigne nous exténue. Depuis le début de notre marche un chien nous a rejoint. Placé en queue de peloton, il suit adelin à la trace pour profiter au mieux des efforts que mon doux géant produit à tasser la neige sous ses nonante kilos. Notre caravane établit ces premiers quartiers à 4000m, en amont des sources de la rivière Beas. La Beas Kund est une place sacrée pour les hindouistes, Sage Vyas, un des 28 avatars du dieu Vishnu y aurait séjourné. Le lieu est magnifique , hospitalier, quelque boulots se sont implanté en contre bas, ils peinent à offrir une ombre qui nous serait bienvenue. 

  
Les choses de la vie en altitude se fond naturellement, notre vieux couple n’a besoin de parler pour remplir les tâches quotidiennes. 

  
La seconde journée est dédiée à remonter les pentes du Kulu Peak, exercice de conversions sous un soleil de plomb, la descente nous offre tout de même quelque mille cinq cent mètre de ski paradisiaque dans un paysage digne des grands numéros du National Geographic. Le lendemain nous déplaçons notre camp pour être au plus près de deux magnifiques couloirs repéré la veille. 

   
    
 Jamais extrême mais long de huit cent mètres, le premier couloir nous offre de belles conditions de neige. Une plaque a vent nous barre l’accès au sommet mais qu’importe, notre bonheur est bien là. Mustafa, notre chien, à remonté l’entier du couloir avec nous. Il scelle par son nom une improbable une amitié encore fragile entre musulmans et hindouistes. La descente est magnifique, pressé par une neige changeante je ne résiste à sortir maintes fois mon appareil photo. La nuit venue le ciel se pare de de lumières scintillante. Notre compagnon à quatre pattes, pleine lune venue se rappel à lui son instinct sauvage et se mets à hululer de toutes ses cordes vocales, Adelin protestera vivement. Imaginé à grands renforts de gros plans photographiques, notre ligne fantôme va tenir toutes ses promesse. A aucuns moments de notre progression dans les entrailles de la montagne nous parvenons à la certitude d’une ligne continue. 

  
Tortueuse, mystérieuse, la trouvaille est belle et clôture de bien belle manière notre court séjour dans les montagnes de l’Himchal Pradesh. 

   
 Nous quittons cette belle vallée de Manali et nos amis indiens qui durant l’entier de notre séjours nous on offert leur aide et le partage de moment de joie. Une dernière petite montée d’adrénaline et d’incertitude pour monter dans le bon bus puis grâce à notre chauffeur de toute première classe et son ange gardien nous arrivons à Dehli au petit matin, après seulement douzes heures de bus. Cette dernière journée nous permet de découvrir le grouillant Old Dehli. Nos corps se laisse porter par la foule au grès de ses impulsions. Ainsi nous écoutons un chanteur improvisé qui désire épouser Adelin afin d’obtenir un visa pour l’Angleterre, « ils sont fou Séb! ». J’aime cette folie, cette vie, ces odeurs et cette extravagance. Tout est permis, l’excès est de rigueur. La dernière soirée est mêlée de joie et de mélancolie. Je profite des derniers rire de Nandini, du sourire de Pallavi et des grandes discussions sur l’Inde avec Alok. Demain je vais vous quitter le cœur serrer de laisser derrière moi des amis qui m’ont accueilli à bras ouvert et un pays que j’aime.

Nous tenons à remercier tous ceux qui nous ont aidé à réaliser notre projet:

Bächli Bergsport, The Outdoor Journal, Elan skis, Dynafit, Silva, Salewa, Natalie Scherrer, Moreno Zmack, Apoorva Prasad, Nandini et Alok Prasad, Pintu, Yogesh, Yuzefa, Pallavi Prasad, Jean Pierre Crippa.

Piz Sardona couloir N direct. 1100m 5.3 E3

  
  
Pour carnaval la wunderteam avait décidé d’aller skier. Le but etait de traverser à skier la frontière entre Grison et Glarus. L’équipe était composée d’Adelin venu spécialement de Munich et Michal.

Petit voyage en train, bus puis télécabine avant d’attaquer 1000m de peaux. 

    
 
Je me repéres par rapport à ma sortie précédente. L’entrée du couloir est magnifique.

   
 
Tout se skie parfaitement.

     
   
Puis vient une succésion de traversée quelque peu caillouteuses, on teste l’adhérence de nos spatules sur le rocher local.

   
   
  
Puis sur les deux tiers inférieur tout se bien.

   
   

   
Le bas du couloir a donné quelques sueurs froide à notre Adelin national dans un style ski herbe. Michal et moi avons remonte 10m de couloir poudreuse sur herbe.

  
  
Une ligne vraiment jolie que je suis très content d’avoir skier avec mes deux champions. Une autre ligne skiee par des locaux par plus sur la gauche et n’atteint pas le sommet ( http://mob.gipfelbuch.ch/gipfelbuch/detail/id/54245 ) mais un col à entre le Grossi et Schli Schiben. Les 100 premiers mètres sommitale empruntent un itinéraire T6 du nordliches Kamin via Geissegg.

Puis il y a eu carnaval à la maison. Et puis ce fut de la folie douce.

  
Un grand merci à Adelin et Michal pour cette superbe journée en montagne partagée! Ce fut top.

Piz Sardona. Traversée Grison/Glarus

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L’idée de cette balade est de traverser le Piz Sardona pour relier les Grisons à mon canton d’adoption le Glaris. Départ donc depuis Flims, jolie station des Grisons actuellement gâtée par le soleil mais peu par la neige. Après une remontée de piste j’accède enfin au paradis de la solitude dans ces grands espaces blancs. Je découvre le site géologique des aiguilles de Sordona Unesco Sardon que je ne connaissait que de nom.

  
Puis je remonte la longue Segnas Sura jusqu’au glacier de Segnas, le paysage est grandiose et le temps idéal.

  
Une centaine de mètres avant la crête un glacier légèrement tourmenté m’oblige à sortir le piolet et les crampons, je remonte la pente en pensant me faire le plus léger possible tel un éléphant pensant ressembler à une ballerine.

  
  
Depuis la crête sommitale le paysage est magnifique. Je peux comtempler la vallée de Nafels, le Wiggis, les Churfirsten, le Santis, tant de sommet qui me rappellent de bon souvenirs.

  
  
Cette sortie se voulais plus un repérage qu’une grosse descente, car en dessous de 1800m le manque de neige se fait sentir. Je décide quand même de tenter un petit bout de couloir étroit menant à la grande face. Je comprends vite le haut pour la partie basse « on verra bien ».

   

   
 
Je rejoins la partie plus large.

  
Puis le couloir emprunté un torrent dans lequel j’espère ne pas tomber pour éviter le bain glacial avec un plan sauvetage version sauvée Pingu!

  
  
  
La suite se finira de nuit à la lueure de mon téléphone portable puis sous une pluie d’étoiles pour m’éclairer. Une excellente journée à la découverte de mon nouveau chez moi. Et le tout grâce à mon nouveau porte bonheur fait par mon adorée, l’ongle vert. A la plage ca fera fureur cet été.