Camp2 à 6350m

Il est 2h du matin, l’alarme de la montre à Pasang sonne, c’est « breakfasttime ». Il nous à fallu deux heure entre le réveil et le moment où nous sommes sorti de la tente! De plus ce matin je commence à sentir la fatigue des durs efforts des sessions de portages accumulés en altitudes ces derniers jours, mais que diable, c’est le dernier jours possible pour monter au sommet, même si j’ai vraiment de la peine à avaler mon muesli au lait en poudre chaud, on y va!

Sortie de la tente, droit dans la pente. Je fais la trace, skis sur le dos, Pasang me suis avec la corde dans le sac. La pente est raide de 45 degrès et le regel est excellent. Ce matin il fait très froid et arrivé sur l’arête le vent souffle.

L’arête est extrêmement fine, nous devons la suivre dans la pente. Le moindre faux pas et ce serai fini, mais que c’est jouissif d’être libre de toute corde fixe, bien loin de mes souvenir de suréquipement durant l’expédition du Tilicho. Ici on fait du solo!

Le soleil se léve et nous appercevons la face sud de l’Annapurna (8100m). Peu après sous la neige la glace commence à affleurer, puis nous butons sur un champignon de neige déverssant. Les nuages qui commencent à monter dans la vallée nous font prendre la décision peu évidente de rebrousser chemin. Au chagrin de n’avoir pas atteinds le sommet, j’ai la petite consolation de faire la première descente à ski du Singu Chuli, 150m sous le sommet. Il me parait raisonneblement impossible de le skier depuis plus haut. La drenière personne à avoir fouler le sommet du Singu Chuli n’est autre que Jean Christophe Lafaille! Ca date!

Petite épreuve de chaussage dans la pente sous les yeux inquiets de Pasang puis début de la descente à ski. Du 50° de pente sur une neige pas dégelée à 6350m d’altitude, c’est super! Je skie le long de l’arête pour profiter du paysage et attendre Pasang qui redescend à pied. Et comme ça  » y a du gaz » encore plus longtemps sous les spatules!

Une fois que l’arête s’aplanni un peu Pasang le sherpa photographe fait quelques clichés du swiss skieer.

Puis c’est retour au camp2 et descente du glacier, bien chargé. J’ai réussi à persuader Pasang que je pourrai descendre la couloir d’accès avec la tente en travers sur le sac. Pari réussi. Puis tout le glacier.

Puis du camp1, retours encore au camp de base dans la journée. Un vrai marathon.

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