Ski en Himchal Pradesh

Récit de notre voyage improvisé dans le nord indien.  
12 mars, la neige descend jusqu’à mon petit village de Näfels. Qu’importe, mes skis sont affûtés pour un voyage de deux semaines dans les contres forts de l’Himalaya indien. Après avoir expérimenté plusieurs approches de la chaîne faitière j’ose l’improvisation. Partant du principe que la météo et les conditions d’enneigement ne jouent que rarement pour soi, l’idée est de trouver un massif compact offrant tous types de terrains. Après consultation de mon ami indien Apoorva, une région du nord de l’Inde retient toute notre attention. Situé dans le district du Kulu, Manali est plus connue pour les séjours mystiques prolongés des Beatles et ses hippies fumeurs de joints que pour ses sommets. Pourtant la région recel un potentiel montagnard incroyable dans un périmètre raisonnable à qui accepte de faire un moindre effort pour accéder au paradis du skieur. Très rapidement je fais part de mon idée à mon larron de descentes raide. Adelin est un type entier, adorable qui plus est un très fort skieur. Très rapidement nous montons notre petit projets de bric et de broc. Nos employeurs respectifs, Bächli Bergsport et le groupe Oberalp, impliqués dans le secteur de la montagne, nous aide à financer et équiper une partie du projet.  

Notre première frayeur se produit en amont de notre départ. Le visa d’Adelin ne lui sera délivré que deux jours avant notre départ, après plus d’un mois d’attente et des interventions répétées de mes connaissances indiennes. Qu’importe, notre équipe tout terrain se retrouve le 13 Mars à Dehli. 

  
Nous sommes accueilli comme de vieux amis par Apoorva et toute l’équipe de la revue The Outdoor Journal qui nous à permit d’organiser toute la partie logistique du voyage. Dès le lendemain notre entreprise montagnarde prend la route du nord. Adelin, qui surpasse les standards d’assise locaux, contorsionne son mètre nonante pour trouver un improbable confort durant les quelques vingt heures de bus nous menant à Manali. De fortes précipitations de neige nous sont promise pour les cinq premier jours de notre séjour en Himachal Pradesch. Qu’à cela ne tienne, grâce à notre ami guide de Vasicht, Pintu, nous profitons du déluge pour prendre nos quartier à Sethan. 

  
  
Sethan est un village concentrique autour de son épicerie à 3000m d’altitude. Il est le point de départ de belles randonnées dans des forêts de boulots jusqu’à 4500m, parfait pour l’apocalypse annoncée pour du début de notre séjour himalayen. Notre vie, dépouillée de toute connexion au monde virtuel devient une douce plaisance, cotonneuse de circonstance. Notre journée est une trace dans la neige fraîche, notre soirée grandes discussions autours du poil. Chaque matin nous nous enquérons de l’avenir météorologique de notre aventure à la petite épicerie. A défaut d’offrir prétentieuses victuailles à son visiteur, elle charme par sa convivialité et l’unique télévision du village qui diffuse en boucle le dernier Bollywood à succès. Une petite semaine se passe ainsi, puis Shiva ayant intervenu en notre faveur, le voil blanc se lève. La préparation des sacs est minutieuse, les grammes se comptent, nous ne voulons laisser au hasard les précieuses quatres dernières journées ensoleillée qui nous sont offerte. Notre journée d’approche est dévouée au portage de notre charge jusqu’au pied des faces. Cette opération en apparence bénigne nous exténue. Depuis le début de notre marche un chien nous a rejoint. Placé en queue de peloton, il suit adelin à la trace pour profiter au mieux des efforts que mon doux géant produit à tasser la neige sous ses nonante kilos. Notre caravane établit ces premiers quartiers à 4000m, en amont des sources de la rivière Beas. La Beas Kund est une place sacrée pour les hindouistes, Sage Vyas, un des 28 avatars du dieu Vishnu y aurait séjourné. Le lieu est magnifique , hospitalier, quelque boulots se sont implanté en contre bas, ils peinent à offrir une ombre qui nous serait bienvenue. 

  
Les choses de la vie en altitude se fond naturellement, notre vieux couple n’a besoin de parler pour remplir les tâches quotidiennes. 

  
La seconde journée est dédiée à remonter les pentes du Kulu Peak, exercice de conversions sous un soleil de plomb, la descente nous offre tout de même quelque mille cinq cent mètre de ski paradisiaque dans un paysage digne des grands numéros du National Geographic. Le lendemain nous déplaçons notre camp pour être au plus près de deux magnifiques couloirs repéré la veille. 

   
    
 Jamais extrême mais long de huit cent mètres, le premier couloir nous offre de belles conditions de neige. Une plaque a vent nous barre l’accès au sommet mais qu’importe, notre bonheur est bien là. Mustafa, notre chien, à remonté l’entier du couloir avec nous. Il scelle par son nom une improbable une amitié encore fragile entre musulmans et hindouistes. La descente est magnifique, pressé par une neige changeante je ne résiste à sortir maintes fois mon appareil photo. La nuit venue le ciel se pare de de lumières scintillante. Notre compagnon à quatre pattes, pleine lune venue se rappel à lui son instinct sauvage et se mets à hululer de toutes ses cordes vocales, Adelin protestera vivement. Imaginé à grands renforts de gros plans photographiques, notre ligne fantôme va tenir toutes ses promesse. A aucuns moments de notre progression dans les entrailles de la montagne nous parvenons à la certitude d’une ligne continue. 

  
Tortueuse, mystérieuse, la trouvaille est belle et clôture de bien belle manière notre court séjour dans les montagnes de l’Himchal Pradesh. 

   
 Nous quittons cette belle vallée de Manali et nos amis indiens qui durant l’entier de notre séjours nous on offert leur aide et le partage de moment de joie. Une dernière petite montée d’adrénaline et d’incertitude pour monter dans le bon bus puis grâce à notre chauffeur de toute première classe et son ange gardien nous arrivons à Dehli au petit matin, après seulement douzes heures de bus. Cette dernière journée nous permet de découvrir le grouillant Old Dehli. Nos corps se laisse porter par la foule au grès de ses impulsions. Ainsi nous écoutons un chanteur improvisé qui désire épouser Adelin afin d’obtenir un visa pour l’Angleterre, « ils sont fou Séb! ». J’aime cette folie, cette vie, ces odeurs et cette extravagance. Tout est permis, l’excès est de rigueur. La dernière soirée est mêlée de joie et de mélancolie. Je profite des derniers rire de Nandini, du sourire de Pallavi et des grandes discussions sur l’Inde avec Alok. Demain je vais vous quitter le cœur serrer de laisser derrière moi des amis qui m’ont accueilli à bras ouvert et un pays que j’aime.

Nous tenons à remercier tous ceux qui nous ont aidé à réaliser notre projet:

Bächli Bergsport, The Outdoor Journal, Elan skis, Dynafit, Silva, Salewa, Natalie Scherrer, Moreno Zmack, Apoorva Prasad, Nandini et Alok Prasad, Pintu, Yogesh, Yuzefa, Pallavi Prasad, Jean Pierre Crippa.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s