A propos sebastien_dsm

amateur de montagnes et de voyages.

Ortstock face nord 5.2 500m, le retour!

img_8166

Les idées sont là, la neige pas, ou pas encore. Un projet me tenait à coeur avant de déménager avec mon amoureuse en Argovie. J’ai cru que ce week end il était possible de Le réaliser, mon infatigable compagnon de pente raide, Adelin est même descendu de Munich pour enfin skier cette montagne qui me fait face chaque matin et que j’appelle avec une certaine crainte « Le monstre ». Au petit matin nous arrivons au pied, le drame est poignant, nous sommes ici au mois de novembre et les dalles sont à peine recouverte de neige. Sacrebleu c’est cuit! Nous décidons de nous rabattre sur une face offrant plus de neige dont je suis sûr des conditions: la face Nord du Ortstock. Les remontées nous amènes vite à 1700m au dessus de verts pâturages. Le printemps Est déjà bien là.

DSC00421

On remonte rapidement la voie normale. Il faut chaud, Le soleil tape, on se croirait dans la Beas Kund.

DSC00428

DSC00437

Au col du Furgelle, changement de saison, Le vent se lève et nous rappele l’hiver.

DSC00440

Depuis le sommet la vue Est magnifique mais on prend encore plus conscience du manque de neige. Les couloirs sont secs, les faces grises, une grosses giboulées d’avril ferait un grands bien.


La neige à l’air un peu soufflée mais poudreuse. Dès le premier virage, je rescends une sensation désagréable: c’est du béton armé en dessous de la poudreuse finement croutée! Confiant d’un changement rapide de conditions on s’engage dans la séries de traversées.

DSC00532

La poudreuse n’est plus du tout croutée mais il n’y en a de moins en moins et les traversées raides sont en neige gelées. Aurait il plut à 2800m!? Après la dérniere petite rampe chargée en poudre sur neige béton la tension redescends un peu car la pente s’adoucit. Tentot neige poudreuse sur neige bétons, tentot simplement neige gelée, nous retenons un peu les courbes. Le clous de la descente etant une traversée pleine vitesse avec cannelures pour rejoindre le couloir terminal. Malgrès des conditions assez moyennes la descente est belles et nous sommes heureux d’être là. Après nos accidents respectifs, partager un moment sur les belles pentes de la région ce. Est que pur bonheur. Un grand merci à mon buddy Adelin et à mon cœur, Nati pour ce super week end 

Publicités

Cho d’Valetta 600m 5.1 E2

Ce joli petit couloir Est recensé dans le guide « Engadine Freeride », un topo sympathique des itinéraire freeride et couloir de la haute Engadine. C’est la sortie parfaite: pas de vent, plus de plaque, une montée version HD avec grand soleil et un couloir en poudreuse tassée! Allez deux heures et demie de train sur du ZZtop et début de la balade à Samedan. 


Cerbère se trouve à l’entrée du couloir, il a pour but de faire peter les avalanche qui pourrait couper l’afflu de russes à St Moritz. Une sonnerie et se sera 15 min de repis avant le gros petard.

L’entrée est Le passage Le plus raide, bien exposé Est c’est du granita sur 50m . Le reste du couloir sera en poudreuse tassée à très tassée. 

Le couloir louvoie des séquences de virage court intéressantes. 


Une vraie jolie trouvaille, bravo aux ouvreurs et un grand merci à l’équipe du topo de freeride engdine. 

Ski dans le Toggenburg

Le week end passé mon ami Apoorva à décide de passer me visité et du coup de reprendre le snowboard après trois ans de parenthèse. Les bonnes conditions de neige locales nous on permi de laisser aller un peu plus les skis que d’habitude!


Apoorva Prasad au dessus du Walensee.


Moi dans le couloir Sud du Chäserugg. Photo Apoorva Prasad.

Apoorva au Sommet du Chäserugg.  Je suis derrière l’appareil.

Ortstock face Nord 500m 5.2 E3


Elle fait du bien cette sortie. Une très jolie face avec une neige de cinéma et un temps magnifique, rien de tel pour mes 3 côtes qui se remettent après trois semaines de convalescence.

La montée par la voie normale du Oststock depuis Braunwald Est grandiose, j’aperçois la face Nord du Clariden que j’avais skié l’an passé ainsi que le Piz Spinas, pleins de beaux souvenirs.



Trois petits virages raides sous le sommet puis au lieu de plonger directement dans la face je choisis une très raide et exposée traversée pour rejoindre les pentes mieux enneigée plus a droite du sommet.


Traversée pleine vitesse en se faisant léger pour voler au dessus des cailloux. Après ce n’est que du rêve, grands virages dans la partie médiane en se méfiant du sluff.


Le petit rétrécissement median passe facile.


Puis jolie petite traversée pour aller chercher la rampe terminale.


Trois virage serré, une jolie prise de vitesse et voilà.



Qu’elle jolie rando!

Rautispitz face Est 800m 5.5 E4 rappel 

rautispitz_est

Depuis mon arrivée au centre du monde, Näfels (Glarus) j’avais regardé cette face juste au dessus de mon chalet avec un mélange d’intérêt et d’interrogations. Le sommet culmine à 2283m avec une orientation de la face plein Est et au vu des hivers que nous n’avons pas, un créneau pour tenter de la skier assez court. Samedi 21 je décide d’aller regarder le projet de plus près. Après une jolie petite rando passant par Obersee j’arrive au sommet. J’ai la chance d’avoir déposé toutes les caravanes de randonneurs et d’être maintenant seul au sommet…. la paix! Je commence ma descende très tranquile avec une petite dizaine de mètres de dérapage pour essayer de comprendre à quoi ressemble le mentaux neigeux. Le début est skiant, la vue grandiose.


Je me laisse skier jusqu’au bord des falaises pour emprunter une très jolie petite etroiture.



Puis commence, à peine visible la rampe. Elle est peu enneigée et laisse apparaître de joli cailloux.


C’est un gymkhana au dessus de 700m de vide avec la paroie qui me repousse dans le vite. Passé cette magnifique horreur 4m de rappel pour passer un bloc surplombant pour rejoindre la voie « Schnuerli » qui se fait en été. Suite de la traversée. Ensuite Le beau névé se ski très très bien, je suis bien désolé de déranger quelques bouquetins. Pour changer une traversée genre « pas drôle »me mène à la plateforme où est ancré une boîte avec un livre d’or des passages. Je fais 10m de rappel pour accéder à la rampe médiane. Elle se skie très bien et rejoins dans soucis Le couloir terminal. Super ski dans Le couloir en neige poudreuse tassée. Puis commence le début des emmerdes pour cette fin de voie. Je dois successivement rappeler deux barres, le rocher et terriblement compact et je n’ai pas de tamponnoir. Je pause mon relais trop haut et me rend compte que ma corde ne suffira pas, je décide alors de contourner la barre par un système de bute peuplées d’arbustes, c’est autant comique que merdique puis vint le moment où j’arrive sur une petite vire, j’ai presque réussi à contourner la barre mais maintenant j’ai ce truc sous les pieds. Pas de quoi planter un piton, faire un corps mort, désescalade…. je décide le saut. J’évalue la chose à 5/6m, cela peut paraître dérisoire pour certains mais moi je vais devoir Le poser, je n’ai pas beaucoup de place pour Le faire car c’est pas très large et je dois pas aller trop loin sinon je vole sur la barre du bas. Allez go, ça saute, ça pose ric rac, victoire! 


Puis j’arrive au dessus de la barre finale, juste ce truc de 20m à rappeler puis c’est retours maison. Je vois en endroit qui me semble pas trop mal pour planter une cornière, j’écoute Le chant du piton, je charge… ça va! Go. Je descends. 5m sous mon piton une drôle de sensation, Le piton a lâché!!!!! Tout va très vite je sens que je fais un rebond puis je me retrouve au bas dans la neige. Je respire pas très bien mais je ne saigne pas, la colonne est ok, la tête aussi. Je me relève et la je sens mes côtes qui font « clac clac », ok je me suis peté des côtes. J’essaye de recharger mon bordel mais j’ai vraiment du mal à bouger. La mort dans l’âme je décide d’appeler la Rega. 20min après je suis chargé dans l’hélico, direction L’hôpital de Coire. Sans mes anges gardiens un retours très très hasardeux se serai engager pour essayer de rentrer chez moi. Le diagnostique:trois côtes cassées, une dents de hockeyeur et une jambe arc en ciel.

Hubschhorn face N

Vendredi c’est congé, c’est donc la fête!!!! Au revoir Zürich, brumes et emmerdeurs en tous genres, bonjour montagne, liberté et bon air! Quatre petites heures de train m’amène à l’Hospice du Simplon, un endroit magnifique que j’apprécie et commence à bien connaître. J’ai le plaisir de partager cette sortie avec Wim, mon compagnon de pente raide depuis bientôt 10ans. Le manque de neige à la montée de la face Sud du Hubschhorn est saisissant, nous slalomons à travers les blocs et profitons un maximum du paysage.


Nous décidons d’emprunter la descente que j’ai effectuée deux ans auparavant. Le test de la plaque sommital me semble positif, c’est partit. 


Le haut est raide mais pas technique puis la pente s’aplatit, la neige est toujours aussi incroyable. Après la cuvette la sortie technique est très sèche, cela nous impose deux petits sauts.


 Je retrouves mes pitons pour le petit rappel menant à la rampe. 


La rampe bien moins enneigée qu’il y a deux ans est plus fine et technique, on en sort par un petit saut. Je stress un petit peu vite par l’arrivée imminente du bus postal et l’affaire est pliée 

Une magnifique journée dans un coin que j’adore, avec une neige exceptionnel et un super copain. 

Breithorn nordwand Triftjigrät 1000m

  
Nous partions depuis Näfels plein d’espoir, ce début d’été aux airs de mousson nous permettait les rêves les plus fou. Départ de Näfels avec Adelin pour traverser la suisse en voiture. Nous croisons toutes les montées à l’alpage de la saison. Arrivé à Zermatt, petit encas, découverte du village pour Adelin et montée en télécabine direction. Le petit Cervin. Nous passons la fin d’après midi et la nuit au « refuge » grand luxe du petit Cervin. Les objets intriguant sud refuge nous offre une sympathique récréation. La météo du soir nous laisse entrevoir une belle journée le lendemain, cela va s’avérer un peu plus délicat. Au réveil la visibilité extérieur ne dépasse pas un mettre. Bien que se dissipant quelque peu la couche nuageuse reste présenté et menaçante. Nous optons pour skier la face Nord du Breithorn qui est beaucoup plus facile et rapide d’accès que notre projet original. 

   
 
Le départ de la face nord est toujours aussi impressionnant car n’offrant pas de visibilité sur le réstant de la face.

  
 La partie haute offre un traversée sur glace intéressante.

  
 La suite du couloir n’a pas encore dégèle et nous impose une certaine attention.

  
La fin de la voie alterne grandes courbe et petits ressauts.

  

Bien que ne suivant pas nos plans initiaux, le plaisir d’être en montagne et sur les skis était grand.