Vorab Glarner (3018m) face Sud ouest. 1100m 5.1 E4

Clip Vorab .
J’avais vu cette jolie face en montant au Hausstock il y a deux semaines avec Adelin. Après le nouvel épisode neigeux et très local de la semaine passée Adelin est ultra motivé pour une sortie ski, moi j’ai déjà un peu la tête dans mon voyage au Japon avec mon amoureuse. Les remontées mécanique de Laax viennent de fermer, une approche qui peut se résumer à une remontée en tire-fesses se transforme en bavante de 2000m D+ en faut plat. Tant pis le paysage est grandiose et on entretient nos coups de soleils. Nous avons trouvé quelques informations sur les gens qui remonte en été cette voie, mais rien sur une probable descente, on se demande bien pourquoi, spécialement avec la proximité des remontées.

Le départ se fait dans un grand bowl en faut plat descendant puis les pentes s’inclinent un peu mais se n’est jamais bien raide.

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On arrive alors au dessus de la barre qui nous intriguait. En regardant les contres pentes sud qui purgent tout ce qu’elles peuvent nous optons pour un petit système de dalles plaquées qui se skie tranquillement.

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Un petit rappel d’une dizaine de mètres, qu’Adelin équipe sur goujon, nous amène à un étroit couloir qui rejoins la voie prévue.

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Nous arrivons alors dans les petites barres médianes. Une petite désescalade de 4m les pieds dans l’eau et l’affaire est réglée. Un joli couloir malheureusement un peu ravagé par endroits nous amène à la longue rampe de sortie, la Ober Saumen.

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Ici grosse surprise nous découvrons une petite cahute avec un panneau solaire, peut être un repère de chasseurs?!


Le couloir qui coupe la rampe en deux mais ne peut se descendre à ski nous oblige a vite remettre les crampons, l’exposition aux coulée venant des pentes quelques 500m au dessus est maximales, nous traversons au plus vite et quelques grosses avalanche passent pas bien loin. La traversée fini la tension retombe et nous regardons effrayé de monstres avalanches passant sur nos traces, c’était « perfect timing ».

Cette fois nous avons de la neige jusqu’au camp militaire et la marche de jusqu’a Alm se fait vite mais avec une soif extreme. Cette face est vraiment jolie, le paysage est grandiose mais la rampe terminale rend la chose un peu aléatoire, dommage car cela pourrait être vraiment une classique depuis les remontées de Laax.


Un grand merci ä Adelin pour la top sortie. Maintenant en route pour le japon avec Nati.

Hausstock face nord direct 5.2 E3 800m


C’était notre plan original de vendredi, mais l’armée en avait décidé autrement. Le week end l’armée prend congé de ses jeux de guerre donc place au ski. Nous partons de la caserne à 6h. Apres une petite demie heure nous pouvons mettre les skis.



En quatre heures et demie nous sommes au sommet. La montée par la voie normale est magnifique, les vues sur les Grisons sont splendides. Le dernier petit bout de raide avant d’arriver est exposé sud et nous sommes heureux de ne pas le passer plus tard.

 

On bascule alors dans la face nord, qui est presque plus NE. Au départ nous allons chercher les panneaux en NE pour profiter de la neige dégelée en surface. Au lieu de traverser comme cela se fait nous optons pour une ligne plus direct à travers un petit rétrécissement, quelques bouts de dalle et de la glace affleure. Puis la suite deviens plus ouverte mais la neige à alors bien ramollit.

 


Arrivé à l’éperon de sortie, il faut engager trois virage dans une soupe inconstante au dessus d’un bout de barre puis une petite désescalade pour rejoindre la rampe de sortie. 


Une très jolie course, le plan original était de remonter dans la face mais je dois dire qu’avec autant de neige cela n’aurait pas été aisé, de plus la face prend le soleil tôt donc on a préféré l’aborder par le haut. Une top sortie avec un Adelin en pleine forme.

Clariden face nord (Fischer Herzog route) 5.3 E4 1000m

Vidéo de la face Nord du Clariden
C’est toujours la fête après quelques précipitations. L’espoir d’une jolie descente à ski renait, comme au bon vieux temps. Ce week end Adelin délaisse sa Bavière d’adoption pour venir skier avec moi dans le Glarus, ce canton « modèle d’ouverture »(j’en ris encore). Notre premier objectif était ls face Nord du Hausstock, cependant en arrivant comme des fleur au fond de la route de Elm on entend des bruits d’obus: « mince l’armée suisse, engagé sur plusieurs fronts à travers le monde joue à la guerre au pied de notre objectif ». Dans un bruit de guerre nous quittons donc Elm pour gagner le canton voisin d’Uri et tenter une voie différente en face nord du Clariden. Dans notre grand malheur de global warming nous profitons quand même de ce manque de neige pour parquer la voiture assez haut dans les lacets du Klausenpass.

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Nous arrivons au sommet dans la tempête  et la purée de pois la plus totale. Depuis le sommet nous gagnons un petit col une clinquante de mètres en dessous, la visibilité s’améliore et on se lance dans notre projet.

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le départ est un champs de neige assez large puis un petit rétrécissement qui donne accès à LA rampe. Toute cette rampe du haut est raide et se découpe en quatre « cannelures ».

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Puis on rejoint la grande pente, la neige est excellente et on peu allonger les courbe ou faire quelques sauts de cailloux.

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On traverse alors au dessus de la barre de la partie finale de la descente.

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Cette descente est bien plus attractive que la face nord classique du Clariden que j’avais skié l’an passé, cependant elle est plus technique due à la rampe de la partie haute où par moments les cailloux ne sont pas loin et la pente soutenue. Une top journée avec Adelin qui avait pourtant commencée de drôle de façon.

 

 

Ortstock face nord 5.2 500m, le retour!

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Les idées sont là, la neige pas, ou pas encore. Un projet me tenait à coeur avant de déménager avec mon amoureuse en Argovie. J’ai cru que ce week end il était possible de Le réaliser, mon infatigable compagnon de pente raide, Adelin est même descendu de Munich pour enfin skier cette montagne qui me fait face chaque matin et que j’appelle avec une certaine crainte « Le monstre ». Au petit matin nous arrivons au pied, le drame est poignant, nous sommes ici au mois de novembre et les dalles sont à peine recouverte de neige. Sacrebleu c’est cuit! Nous décidons de nous rabattre sur une face offrant plus de neige dont je suis sûr des conditions: la face Nord du Ortstock. Les remontées nous amènes vite à 1700m au dessus de verts pâturages. Le printemps Est déjà bien là.

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On remonte rapidement la voie normale. Il faut chaud, Le soleil tape, on se croirait dans la Beas Kund.

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Au col du Furgelle, changement de saison, Le vent se lève et nous rappele l’hiver.

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Depuis le sommet la vue Est magnifique mais on prend encore plus conscience du manque de neige. Les couloirs sont secs, les faces grises, une grosses giboulées d’avril ferait un grands bien.


La neige à l’air un peu soufflée mais poudreuse. Dès le premier virage, je rescends une sensation désagréable: c’est du béton armé en dessous de la poudreuse finement croutée! Confiant d’un changement rapide de conditions on s’engage dans la séries de traversées.

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La poudreuse n’est plus du tout croutée mais il n’y en a de moins en moins et les traversées raides sont en neige gelées. Aurait il plut à 2800m!? Après la dérniere petite rampe chargée en poudre sur neige béton la tension redescends un peu car la pente s’adoucit. Tentot neige poudreuse sur neige bétons, tentot simplement neige gelée, nous retenons un peu les courbes. Le clous de la descente etant une traversée pleine vitesse avec cannelures pour rejoindre le couloir terminal. Malgrès des conditions assez moyennes la descente est belles et nous sommes heureux d’être là. Après nos accidents respectifs, partager un moment sur les belles pentes de la région ce. Est que pur bonheur. Un grand merci à mon buddy Adelin et à mon cœur, Nati pour ce super week end 

Cho d’Valetta 600m 5.1 E2

Ce joli petit couloir Est recensé dans le guide « Engadine Freeride », un topo sympathique des itinéraire freeride et couloir de la haute Engadine. C’est la sortie parfaite: pas de vent, plus de plaque, une montée version HD avec grand soleil et un couloir en poudreuse tassée! Allez deux heures et demie de train sur du ZZtop et début de la balade à Samedan. 


Cerbère se trouve à l’entrée du couloir, il a pour but de faire peter les avalanche qui pourrait couper l’afflu de russes à St Moritz. Une sonnerie et se sera 15 min de repis avant le gros petard.

L’entrée est Le passage Le plus raide, bien exposé Est c’est du granita sur 50m . Le reste du couloir sera en poudreuse tassée à très tassée. 

Le couloir louvoie des séquences de virage court intéressantes. 


Une vraie jolie trouvaille, bravo aux ouvreurs et un grand merci à l’équipe du topo de freeride engdine. 

Ski dans le Toggenburg

Le week end passé mon ami Apoorva à décide de passer me visité et du coup de reprendre le snowboard après trois ans de parenthèse. Les bonnes conditions de neige locales nous on permi de laisser aller un peu plus les skis que d’habitude!


Apoorva Prasad au dessus du Walensee.


Moi dans le couloir Sud du Chäserugg. Photo Apoorva Prasad.

Apoorva au Sommet du Chäserugg.  Je suis derrière l’appareil.

Ortstock face Nord 500m 5.2 E3


Elle fait du bien cette sortie. Une très jolie face avec une neige de cinéma et un temps magnifique, rien de tel pour mes 3 côtes qui se remettent après trois semaines de convalescence.

La montée par la voie normale du Oststock depuis Braunwald Est grandiose, j’aperçois la face Nord du Clariden que j’avais skié l’an passé ainsi que le Piz Spinas, pleins de beaux souvenirs.



Trois petits virages raides sous le sommet puis au lieu de plonger directement dans la face je choisis une très raide et exposée traversée pour rejoindre les pentes mieux enneigée plus a droite du sommet.


Traversée pleine vitesse en se faisant léger pour voler au dessus des cailloux. Après ce n’est que du rêve, grands virages dans la partie médiane en se méfiant du sluff.


Le petit rétrécissement median passe facile.


Puis jolie petite traversée pour aller chercher la rampe terminale.


Trois virage serré, une jolie prise de vitesse et voilà.



Qu’elle jolie rando!

Rautispitz face Est 800m 5.5 E4 rappel 

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Depuis mon arrivée au centre du monde, Näfels (Glarus) j’avais regardé cette face juste au dessus de mon chalet avec un mélange d’intérêt et d’interrogations. Le sommet culmine à 2283m avec une orientation de la face plein Est et au vu des hivers que nous n’avons pas, un créneau pour tenter de la skier assez court. Samedi 21 je décide d’aller regarder le projet de plus près. Après une jolie petite rando passant par Obersee j’arrive au sommet. J’ai la chance d’avoir déposé toutes les caravanes de randonneurs et d’être maintenant seul au sommet…. la paix! Je commence ma descende très tranquile avec une petite dizaine de mètres de dérapage pour essayer de comprendre à quoi ressemble le mentaux neigeux. Le début est skiant, la vue grandiose.


Je me laisse skier jusqu’au bord des falaises pour emprunter une très jolie petite etroiture.



Puis commence, à peine visible la rampe. Elle est peu enneigée et laisse apparaître de joli cailloux.


C’est un gymkhana au dessus de 700m de vide avec la paroie qui me repousse dans le vite. Passé cette magnifique horreur 4m de rappel pour passer un bloc surplombant pour rejoindre la voie « Schnuerli » qui se fait en été. Suite de la traversée. Ensuite Le beau névé se ski très très bien, je suis bien désolé de déranger quelques bouquetins. Pour changer une traversée genre « pas drôle »me mène à la plateforme où est ancré une boîte avec un livre d’or des passages. Je fais 10m de rappel pour accéder à la rampe médiane. Elle se skie très bien et rejoins dans soucis Le couloir terminal. Super ski dans Le couloir en neige poudreuse tassée. Puis commence le début des emmerdes pour cette fin de voie. Je dois successivement rappeler deux barres, le rocher et terriblement compact et je n’ai pas de tamponnoir. Je pause mon relais trop haut et me rend compte que ma corde ne suffira pas, je décide alors de contourner la barre par un système de bute peuplées d’arbustes, c’est autant comique que merdique puis vint le moment où j’arrive sur une petite vire, j’ai presque réussi à contourner la barre mais maintenant j’ai ce truc sous les pieds. Pas de quoi planter un piton, faire un corps mort, désescalade…. je décide le saut. J’évalue la chose à 5/6m, cela peut paraître dérisoire pour certains mais moi je vais devoir Le poser, je n’ai pas beaucoup de place pour Le faire car c’est pas très large et je dois pas aller trop loin sinon je vole sur la barre du bas. Allez go, ça saute, ça pose ric rac, victoire! 


Puis j’arrive au dessus de la barre finale, juste ce truc de 20m à rappeler puis c’est retours maison. Je vois en endroit qui me semble pas trop mal pour planter une cornière, j’écoute Le chant du piton, je charge… ça va! Go. Je descends. 5m sous mon piton une drôle de sensation, Le piton a lâché!!!!! Tout va très vite je sens que je fais un rebond puis je me retrouve au bas dans la neige. Je respire pas très bien mais je ne saigne pas, la colonne est ok, la tête aussi. Je me relève et la je sens mes côtes qui font « clac clac », ok je me suis peté des côtes. J’essaye de recharger mon bordel mais j’ai vraiment du mal à bouger. La mort dans l’âme je décide d’appeler la Rega. 20min après je suis chargé dans l’hélico, direction L’hôpital de Coire. Sans mes anges gardiens un retours très très hasardeux se serai engager pour essayer de rentrer chez moi. Le diagnostique:trois côtes cassées, une dents de hockeyeur et une jambe arc en ciel.